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Fantaisies

Vendredi 19 janvier 2007

Ixchel, antique déesse de la Lune chez les Mayas, régna en maîtresse incontestée pendant un millénaire sur toute la péninsule du Yucatan, au sud du Mexique, et sur le territoire s'étendant jusqu'au Salvador. On lui donnait également les noms suivants : la Reine, notre Mère, la Dame blanche et la Déesse du devenir. Bien qu'elle fût l'épouse du soleil, le dieu Itzamna, elle demeura farouchement indépendante et refusa d'appartenir à quiconque, restant libre d'aller et venir comme bon lui semblait.

Elle était représentée par une vieille femme acariâtre qui déversait sa fiole de méchanceté sur la terre. Elle aurait aidé le serpent lors du déluge. Cette divinité malveillante, déesse des inondations et des orages, causaient maintes destructions lors des tempêtes tropicales. Elle apparaissait comme la déesse des eaux entourée des symboles de mort et de destruction, un serpent enroulé autour de sa tête et des ossements servaient de décoration à sa robe.


Déesse de la fertilité, Ixchel accorde la fécondité aux femmes et fait tomber sur la terre une pluie fertilisante. On lui voue un culte spécial en tant que patronne de l'enfantement et de la guérison. Comme plusieurs divinités lunaires, Ixchel préside à l'art du tissage et, à l'instar de la lune croissante et décroissante, elle est à l'aise avec tous les aspects de la vie. Son énergie de sage-femme contribue à mettre au monde nos idées créatrices.

Elle était aussi l'esprit associé à l’arc-en-ciel et à la sexualité.

Le livre des Mayas, qu'on appelle le "Chilam Balam", parle de la destruction d'un des mondes mayas par une pluie ardente qui convrit ciel et terre de cendres. Ceux qui échappèrent au violent tremblement de terre et évitèrent les arbres qui tombaient et les roches géantes virent un arc-en-ciel apparaître comme un signe que la destruction allait finir et qu'un nouvel âge allait commencer.

 La Lune Electrique est placée sous le signe du cerf qui est un animal majeur pour les mayas car le Dieu du tonnerre Tohil, est apparu sous la forme d'un cerf blanc pour apporter la puissance masculine de la création et de la paternité qui sont les aspects activateur de cette lune. La déesse Ixchel (ou Ixquic) s'est totalement abandonnée à Tohil sous la forme d'un cerf rouge. la biche représente l'abandon, la réceptivité et les puissances inconscientes.

Dans le sud du Mexique, l'ancienne déesse maya Ixchel est encore honorée avec le festival de Ixchel le 8 décembre qui inclut des processions et la bénédiction des bateaux et des champs.

Isla Mujeres, ou l'île des femmes, se situe près de Yucatan, au Sud du Mexique. Son nom lui aurait été donné en 1517 par Francisco Hernández de Córdoba, qui dirigeait une expédition espagnole à la recherche de main-d'oeuvre pour exploiter les mines d'or de Cuba. Les nombreuses statues représentant des femmes qui se trouvaient dans les temples mayas de l'île auraient inspiré ce nom à Córdoba. La majorité de ces temples avaient sans doute été construits en hommage à Ix-Chel. Les ruines du temple de la déesse Ix-Chel, situées à la pointe sud de l'île, sur une falaise près du phare, ont malheureusement presque été entièrement balayées par le terrible ouragan Gilbert en 1988. Toutefois, on y devine encore aujourd'hui les murs et l'architecture. En plus d'être un lieu de pèlerinage, le temple servait également autrefois de poste d'observation astronomique. 

 A gauche: ruines du temple d'Ixchel

A doite: Statuettes représentant des femmes retrouvées sur l'île

 

 

 

 

 

Par Gilmara
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